Maxime Gillio - Parabellum rend les armes

L’excellent Les Bras en croix de Patrick Morel vient de paraître. Il s’agit de ma dernière contribution en tant que directeur de collection polars à l’Atelier Mosésu.
Dernière contribution, car l’Atelier arrête son activité. Et lorsque j’avais occupé la même fonction de directeur de la collection Polars en Nord aux éditions Ravet-Anceau, ma mission s’était terminée, suite à des choix de direction.
Parce que, disons les choses clairement, depuis que je travaille dans l’édition, je sais que c’est cette fonction de directeur de collection qui me correspond le plus, celle dans laquelle je m’épanouis. Découvrir des manuscrits, et ressentir un jour le frisson de la lecture d’un texte dont on se dit “celui-là, je le veux !”. Être séduit par un style, convaincu par un univers, s’enthousiasmer devant des parti-pris d’écriture… Prendre sa décision, parier sur un auteur, le contacter, lui faire part de son intérêt, le convaincre de travailler ensemble, de faire un bout de chemin dans l’intelligence la plus absolue, l’accompagner étape par étape, assister à l’accouchement sur les rotatives de l’imprimeur, se dire que, modestement, on y est un peu pour quelque chose, et au-delà de l’épisode purement éditorial, faire des rencontres, développer des camaraderies qui se prolongent bien après la date d’achevé d’imprimer.
Oui, j’ai adoré être directeur de collection, et je remercie ceux qui m’ont permis d’occuper cette fonction, même brièvement.
Oui, j’ai adoré être directeur de collection, et pour dire les choses de la façon la plus explicite du monde : je suis sur le marché, et ne demande qu’à replonger.
A bon entendeur…

 

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